LE SAINT SUAIRE DE TURIN

Lorsque Le Saint Suaire fut exposé à Turin au printemps 2010, je suis allé en Italie pour voir de mes propres yeux cette relique si bouleversante. Après avoir lu pas mal d'articles à son sujet, ma conviction rejoignit celle des scientifiques qui l'on examinée et qui sont allés jusqu'aux limites de leur raisonnement, limites qu'ils ne pouvaient franchir sans empiéter le domaine de la foi, et la déclarer authentique... La ferveur des gens venus du monde entier était immense, et personne n'était resté indifférent devant cette bande de tissu dont les origines gardent aujourd'hui encore malgré tout une petite part de mystère... 

J'ai lu la plupart des ouvrages de scientifiques, croyants et athés, qui traitaient de ce sujet, et j'en ai fait une petite synthèse dont les conclusions convergent toutes vers la quasi authenticité de cette relique.  

 

(C'est une photo que j'ai prise à Turin.) 

LE LINCEUL DE TURIN

Ce qui tend vers son authenticité

 

Que n’a-t-on pas dit et écrit à propos du Linceul de Turin pour essayer de discréditer cette énigme et cette merveille visuelle que les chrétiens vénèrent depuis toujours ! Que n’a-t-on pas lu dans la presse comme contre vérités pour présenter cette étoffe comme un faux grossier ! Malgré les innombrables rapports d’expertise qui depuis des années démontrent que ce Linceul n’a pu être réalisé par un faussaire, une certaine presse continue de ne rapporter dans ses colonnes que les prises de position de quelques anticléricaux primaires qui s’acharnent à démontrer que ce linge n’est finalement qu’un vulgaire bout de tissus. Mais n’en déplaise à ceux qui partagent ce point de vue, tous les spécialistes qui ont eu l’occasion d’examiner le Linceul de près s’accordent à dire qu’il est authentique, qu’il ne peut être ni l’œuvre d’un artiste ni encore moins celle d’un faussaire médiéval, et que c’est bien lui qui a servi à recouvrir le corps d’un homme crucifié à Jérusalem au 1er siècle de notre ère. Bien que sa vénération ne soit pas du tout déterminée par le problème de l’authentification, il n’en reste pas moins que celle-ci est aujourd’hui arrivée à un stade où le doute n’est plus permis : le corps de l’homme crucifié enveloppé dans ce Linceul est bien celui de Jésus de Nazareth, crucifié, mort sur une croix, mis au tombeau et ressuscité trois jours plus tard. Et tous les érudits qui prenaient cette relique pour un faux grossier, persuadés que la science confirmerait leurs allégations de matérialistes athées, furent contredits par cette même science qui vint au contraire au secours du Christianisme en lui fournissant les preuves les plus convaincantes qui lui manquaient pour attester de l’authenticité de ce que la tradition populaire vénère depuis l’origine.

Voilà donc les 8 arguments scientifiques puisés dans les rapports officiels des investigations, qui permettent d’affirmer que le Linceul de Turin est non seulement une pièce authentique, mais que c’est bien lui qui a enveloppé le corps de Jésus lorsque ce dernier fut mis au tombeau.

 

LE TISSU DU LINCEUL

 

Le tissu utilisé pour fabriquer le Linceul, tissé avec du coton originaire d’Inde, présente toutes les particularités du tissage ancien tel qu’il se pratiquait en Orient aux premiers siècles de notre ère. Ce mode de tissage n’a été pratiqué en Europe qu’après le XVIIème siècle. L’étude montre également que le lin n’avait été blanchi qu’après le tissage alors que depuis le Vème siècle, les fils sont blanchis avant d’être tissés. Le tissu ne contient par ailleurs aucune trace de laine, ce qui atteste de son origine juive où la loi judaïque qui n’était en vigueur qu’en Judée, interdisait que fût utilisé le même métier pour fabriquer des textiles d’origine végétale et animale. D’autre part, et pour contrer ceux qui prétendent que le Linceul daterait de la fin du XIIIème siècle, le tissage en chevrons en arêtes de poissons tel qu’il était pratiqué dans l’antiquité n’est plus du tout utilisé au Moyen-âge.

 

ANALYSE DES TRACES DE SANG

 

      Tous les experts qui ont travaillé sur la question ont unanimement reconnu la totale véracité anatomique des traces de sang. La compatibilité avec les données physiques de spectrométrie, fluorescence UV (absence de fluorescence des taches de sang, légère fluorescence du sérum autour de certaines taches), fluorescence aux rayons X (augmentation de la quantité de fer dans les zones sang, compatible avec le fer de l’hémoglobine) ne laisse plus aucune place au doute.  L'aspect et les propriétés de la plupart des particules sont compatibles avec le sang et incompatibles avec l'hypothèse de particules d'ocre rouge.L’étude approfondie de ces traces de sang sur le linceul par des hématologues spécialisés a également montré qu’il y avait du sang d’origine artériel et du sang d’origine veineux, or cette distinction n’était pas connue au Moyen-âge et ne pouvait donc pas avoir été produite par un faussaire médiéval. Les emplacements des taches de sang correspondent très exactement à l’anatomie de la double image du Crucifié : blessures du portement de la croix, celles des clous dans les poignets et les pieds, celles des coups de flagellation, celles de la couronne d’épine et du percement du flanc droit par une lance romaine, toutes les choses qui caractérisent la crucifixion de Jésus de Nazareth. Le coup de lance porté au flanc du Crucifié au niveau du cinquième espace intercostal qui perça la plèvre et le cœur a laissé une plaie ouverte, preuve qu’il était déjà mort à ce moment-là, car s’il avait été vivant, les bords de la plaie se seraient rétractés. Il y a même la trace du sérum qui s’est écoulé du flanc et qui correspond à l’eau que mentionne St Jean dans son Evangile. Le sang de surcroît ne se trouve qu’entre les fils du tissu, comme si le corps en disparaissant avait emporté avec lui le sang qui adhérait à sa peau. Des études médicales ont établi qu’il était impossible qu’un faussaire médiéval ait pu faire des décalques sanguins des blessures avec une telle exactitude. L’épanchement de ce sang est également antérieur à la formation de l’image elle-même, car cette image n’existe pas sous les taches. L’analyse  du sang a également révélé la présence d’une forte concentration de bilirubine, conséquence de la grande souffrance du Crucifié. Un autre point qui plaide en faveur de l’ancienneté du Linceul est que le sang analysé et qui se révèle être du groupe AB appartient au même être humain que le sang qui se trouve sur le suaire d’Oviedo (Soudarion), propriété de l’Eglise d’Espagne. Le groupe AB est extrêmement rare et ne concerne que 3% de la population mondiale. Il est tout à fait paradoxal que le Carbone 14 (C14) a daté le Soudarion d’Oviedo de la fin du VIIème siècle, alors que ce même C14 a daté le Linceul du début du XIVème siècle ! Il y a là une contradiction qui pose problème et met à mal la datation elle-même. Ce Soudarion a par ailleurs 70 taches de sang AB qui sont superposables au visage du Linceul de Turin !

 

FLUORESCENCE ET INFRAROUGE

 

Toutes les traces de sangs sur le Linceul sont entourées d’une auréole de sérum sanguin qui n’est pas visible à l’œil nu ni même avec un large agrandissement. La seul manière de voir ce sérum est d’éclairer le tissu à la lumière ultraviolette ou par fluorescence. Aucune fluorescence trahissant la présence de molécules organiques ou inorganiques habituellement utilisées pour les peintures n'est retrouvée dans la zone de l'image par ces techniques. La fluorescence X comme la radiographie, montrent l’absence de différence significative entre les zones image et non image ce qui implique que l'image ne peut pas être attribuée à une application de peinture ou toute autre technique à base de pigments minéraux. Cette particularité exclut toute possibilité d’imitation par un artiste, à fortiori du Moyen-âge, et atteste que l’image ne peut en aucun cas être une peinture.

 

SANG ET FIBRES

 

Sur toute la surface du Linceul il n’y a pas le moindre arrachement de fibres de lin, ni de caillots de sang. C’est un peu comme si le corps s’était volatilisé et avait tout simplement disparu en ne laissant aucune trace de décomposition ni de putréfaction. Le constat est sans équivoque, le corps du Crucifié n’a en aucune manière pu être retiré du Linceul. Et il n’y a à ce phénomène aucune explication scientifique.   

 

L’IMAGE SUR LE LINCEUL

 

    Les propriétés optiques et géométriques de l’image du Linceul sont étonnantes et très particulières, et font de cet objet un cas unique dans l’histoire. Elles sont définitivement impossibles à reproduire au moyen d’une peinture directe sur le tissu. Il s’agit du négatif parfait d’une image imprimée à plat mais néanmoins tridimensionnelle, par un rayonnement lumineux intense qui n’a « brûlé » qu’une épaisseur des fibres du tissu inférieure à 40 micromètres. Cette image est également orthogonale, c'est-à-dire qu’elle est parfaitement perpendiculaire à chaque point du corps, produisant de ce fait une image non déformée. Il s’agit d’une des propriétés les plus importantes de l’image, qui contribue à son aspect si réaliste. Aucune partie du corps n’est déformée en elle-même et par rapport aux autres. Cela ne peut s’expliquer que si, ce qui est représenté sur le linceul en 2 dimensions, est l’image d’un homme dont les proportions de chacune des parties respecte les règles de la projection orthogonale sur un plan, comme sur une peinture réaliste moderne ou une photo Mais ce qui est le plus remarquable encore c’est que l’intensité de l’impression sur le tissu dépend de la distance entre chaque partie du corps et le Linceul, les points les plus éloignés étant les plus clairs. Cette particularité a permis à des spécialistes de créer une image tridimensionnelle, une sculpture en quelque sorte du visage du Crucifié, ce qu’aucune autre photographie au monde n’a jamais jusqu’à ce jour permis de faire. Les images ordinaires en effet ne donnent que des images plates. Cette photo en relief s’explique par le fait qu’elle est la seule à avoir été formée par une série d’intensités monochromatiques décroissantes. Tout cela laisse à penser que l’impression sur le tissu n’a pas été produite par une source lumineuse extérieure au corps, mais bien en provenance du corps lui-même, et dont l’intensité aurait décru par rapport à sa distance au Linceul qui le recouvrait. En dehors du fait qu’une telle caractéristique n’ait pas pu être fabriquée par un faussaire avant même que ce phénomène ne soit connu, l’énergie pour impressionner un tissu de cette manière a du être gigantesque, et il n’y a qu’un seul exemple connu à travers le monde, c’est celui d’Hiroshima. L’explosion de la bombe nucléaire a en effet inscrit dans le béton l’ombre de milliers de Japonais qu’elle a désintégrés lors de son explosion. Ce phénomène appelé « photolyse éclair » résulte d’un flux de photons de haute énergie. Des spécialistes ont calculé que l’énergie nécessaire pour imprimer de cette manière une image dans un tissu sur une épaisseur d’environ 40 micromètres, aurait été de plusieurs millions de volts pendant un milliardième de seconde, de quoi détruire non seulement le Linceul, mais la ville de Jérusalem toute entière. Le flash de la résurrection, autrement dit l’explosion nucléaire amorcée à l’intérieur du Linceul se serait arrêtée au moment même où le flash roussissait les fibres. Une expérience a été tentée aux Etats-Unis dans un accélérateur de particules et elle a permis en effet de roussir une pièce de lin de la haute Egypte sur une épaisseur de 40 micromètres. Notons qu’après cette expérience, cette même pièce de lin soumise ensuite au test du C14 a été projetée de plusieurs siècles dans le futur. Le flash ne peut donc pas avoir été produit par un autre type de lumière que celle d’un laser dont les rayons ne se dispersent pas. La manière dont l’image s’est imprimée sur le tissu reste encore un mystère, mais elle ne remet nullement en cause l’authenticité du Linceul. Une autre particularité est que l'image du visage existe également sur l'envers du tissu (la face cachée jusqu'en 2002 par la Toile de Hollande sur laquelle était cousu le Linceul). Cette découverte récente a des conséquences capitales : puisque aucune coloration n'existe à l’intérieur du tissu (c'est une certitude absolue reconnue par tous, y compris les plus "sceptiques"), l'image peut être dite doublement superficielle : évidente sur l'endroit, très faible sur l'envers et rien entre les deux. Il est impensable d'imaginer un procédé artificiel de production de l'image possédant cette propriété : c'est un argument capital qui écarte définitivement l’hypothèse d’un faux moyenâgeux.

 

DATATION AU RADIOCARBONE (C14)

 

La datation au C14 en 1988 du Linceul qui ferait remonter son origine au Moyen-âge est parfaitement fantaisiste, car l’échantillon qui a servi au test est étranger au Linceul originel. Le professeur Ramsey, responsable du service de datation qui utilise la spectrométrie de masse par accélérateur a d’ailleurs lui-même reconnu que les résultats obtenus en 1988 n’étaient pas fiables et que l’échantillon daté n’était pas représentatif de l’ensemble du Linceul. Il est même avéré aujourd'hui que l'échantillon a étté prélevé sur une partie qui fut racommodée au Moyen-âge suite à un incendie qui y avait fait des trous. La presse a bien sûr omis de relater cette information alors qu’elle s’était empressée de faire ses gros titres lorsque ce même service avait prétendu que la datation donnait au Linceul de Turin un âge médiéval, jetant un trouble profond dans la conscience de tous ceux qui le vénéraient comme une authentique relique.        La datation au C14 qui jouit d’une réputation d’infaillibilité maintes fois remise en question par bon nombre d’archéologues, a également pu être faussée par un nombre important d’événements qui ont affecté le Linceul au cours des deux derniers millénaires. Des contaminants externes faussent souvent les résultats car ils sont bien plus difficiles à éliminer sur des textiles qui ont été manipulés au cours des siècles que sur des objets en dur.

Le « flash de la résurrection » a pu lui-même, comme cela a été dit plus haut, fausser les résultats. L’incendie de 1532 qui a gravement endommagé le Linceul est également l’un des facteurs qui a contribué à fausser la datation au C14. Lors de cet incendie en effet, du métal en fusion tombé sur le Linceul a provoqué une combustion lente par manque d’oxygène, produisant une grande quantité d’oxyde de carbone naturellement enrichi de C14. Cet apport de C14 a rajeuni le tissu de plusieurs siècles. L’expérience a démontré qu’il suffirait qu’un drap datant du 1er siècle soit contaminé par seulement 2% d’oxyde de carbone pour être rajeuni de mille ans et être daté de l’époque médiévale. Remarquons également au passage que par une température à l’intérieur du reliquaire avoisinant les 750°, aucun colorant naturel n’aurait résisté. Plus personne d’ailleurs ne croit aujourd’hui que l’image du Linceul soit l’œuvre d’un peintre médiéval, et une telle hypothèse est aussi grossière qu’absurde.

 

 

POLLENS

 

Le Linceul est parsemé de grains de pollen qui ont été analysés par des botanistes et qui ont donné lieu à des révélations très surprenantes. Le docteur suisse Max Frei qui a analysé le Linceul a découvert que la majorité des pollens étaient d’origine non européenne. Tous, sauf trois, croissaient dans les environs de Jérusalem, et les trois quarts étaient caractéristiques de la Judée. 65% d’entre eux se trouvent au Moyen Orient mais jamais en Europe. Plus surprenant encore, on trouva des grains de pollens de trois arbustes qui ne poussent ensemble que dans une région située entre Jérusalem et Hébron. La polémique concernant la grande quantité de pollens qui se trouve sur le Linceul s’explique par le fait qu’au Moyen-Orient les tissus de lin n’étaient blanchis qu’après avoir été tissés, et que pour les blanchir on les étalait dans l’herbe où ils étaient en contact avec quantité de fleurs.

 

POUSSIERES D’ARAGONITE

 

Le Linceul est non seulement couvert de pollen, mais aussi de poussière qui constituent autant d’indices pour attester de son authenticité. On a ainsi trouvé sur le tissu à l’endroit de la plante des pieds du Crucifié, une forme rare d’aragonite (carbonate de calcium cristallisé) contenant des traces de strontium et du fer. Or, des recherches effectuées par un éminent spécialiste ont révélé que le seul endroit de tout l’Etat d’Israël où l’on pouvait trouver ce type rare d’aragonite était sur l’emplacement rocheux du Saint Sépulcre, l’endroit précisément où se trouvait la tombe de Jésus. Il est fort peu probable qu’un faussaire se soit amusé à saupoudrer son linceul avec des poussières dont il ne connaissait pas même l’existence.

Il y a également deux autres détails très importants qui prouvent l'authenticité du linceul, un pli sous le fessier, et deux pièces de monnaie romaines sur les yeux. Sur le pli sous le fessier il n'y avait pas d'image, ce qui est normal car ce pli avait une fonction pratique, celle d'absorber les humeurs du cadavre. Si on enlève la partie du pli sans image, autrement dit si on refait ce pli, la proportion du corps redevient tout à fait normale. Quant aux pièces de monnaie, il s'agit de Lepton, frappé sous Ponce Pilate et datant de la période des années trente après JC. Comment un faussaire du moyen-âge aurait-il fait pour dessiner cela ? 

        

L’authenticité du Linceul de Turin, également appelé Saint Suaire, ne fait donc plus aucun doute, et la communauté scientifique toute entière s’accorde aujourd’hui à reconnaître qu’il n’a pas été fabriqué par la main d’un homme Il y a une telle convergence de preuves et une telle masse de résultats scientifiques accumulés que la polémique autour de la datation au radiocarbone qui place l’origine de la précieuse relique au Moyen-âge, et dont se réclament les rationalistes les plus endurcis, s’est vidée de tout sens. Certaines propriétés ne sont décelables ou interprétables que par des moyens modernes. Il y a suffisamment de preuves positives (âge du tissus, marques des blessures, sang, propriétés optiques et géométriques de l’image), et de preuves négatives (ce n’est pas une peinture, aucune technique artificielle ne peut reproduire l'ensemble des caractéristiques très spéciales de l'image), qu’il ne peut s’agir que du vrai Linceul de Jésus.Certains chercheurs encore dont les préoccupations semblent davantage tournées vers le dénigrement de ce qui maintenant est une évidence, formulent des hypothèses tellement invraisemblables et saugrenues qu’elles perdent toute crédibilité. Rogers par exemple qui prétend que l’élévation de la température du corps suite à une déshydratation ou un coup de chaleur pourrait être à l’origine de l’image sur le Linceul, n’a certainement jamais lu la moindre ligne du récit de la Passion. Le corps du Crucifié peut effectivement avoir subi une élévation de température, mais entre le moment où il a été détaché de la croix, transporté au tombeau, lavé, parfumé, et celui où il a été enveloppé du Linceul il s’est écoulé plusieurs heures qui n’ont pu que faire chuter sa température sous la valeur où une telle impression était possible ! Non, un tel acharnement n’a plus rien à voir avec une véritable investigation scientifique !

La science tend aujourd’hui à confirmer la croyance populaire qu’il s’agit bien du linceul mortuaire de Jésus de Nazareth, linceul qui a conservé la mémoire des reliefs du corps qu’il avait enveloppé. Au vu des conclusions scientifiques qui se basent sur un faisceau de probabilités impressionnantes, il n’est plus permis de mettre en doute son authenticité, quelle que soit la façon dont l’image s'est imprimée sur le tissus. L’élément le plus incroyable étant bien entendu que la source de l’image ne pouvait être que le corps lui-même, et que cette hypothèse est la seule possibilité compatible avec l'ensemble des données optiques et géométriques de l'image. Science et foi se sont en quelque sorte rejoint là où cela semblait le plus improbable. En affirmant que l’image du linceul ne pouvait provenir que du corps lui-même la science a atteint les limites de son raisonnement, laissant à la foi le soin d’aller au-delà et de laisser les chrétiens croire à la résurrection…

 

                                      Daniel KAYSER

                                      Février 2010-2017